La Direction générale des élections (DGE) renforce son dispositif de clarification et de pédagogie autour du processus électoral. Le mardi 23 décembre 2025, l’institution a réuni, dans un hôtel de la capitale, les observateurs nationaux et internationaux accrédités pour une séance d’information consacrée au cadre de l’observation et aux modalités pratiques du vote.
Cette rencontre visait à poser les balises d’un scrutin transparent et ordonné, en rappelant les fondements juridiques de l’observation électorale et les règles destinées à encadrer le déroulement des opérations de vote. Pour la DGE, il s’agit d’un exercice indispensable afin de prévenir les incompréhensions et de garantir la crédibilité du processus.
Prenant la parole à l’issue des échanges, la Directrice générale des élections, Madame Camara Djenabou Touré, a souligné que cette démarche relève du fonctionnement normal d’un processus électoral responsable. Elle a insisté sur la nécessité d’éclairer les observateurs sur le cadre légal en vigueur, l’état d’avancement des préparatifs électoraux, ainsi que sur leurs droits et obligations, conformément aux textes nationaux et aux standards internationaux.
L’un des points majeurs abordés au cours de la session concerne l’usage des téléphones portables dans les bureaux de vote. La DGE a rappelé l’interdiction stricte de tout appareil susceptible de photographier ou d’enregistrer le bulletin de vote à l’intérieur de l’isoloir. Bien que les téléphones soient tolérés dans l’enceinte des bureaux, ils doivent être déposés avant l’accès à l’isoloir, une mesure jugée essentielle pour préserver le secret du suffrage et éviter toute dérive.
La question de l’absence d’enveloppe a également suscité des échanges. Selon la DGE, cette option découle de l’introduction d’un bulletin unique sécurisé, conçu pour garantir la confidentialité et la fiabilité du vote. Ce système, différent des anciens mécanismes basés sur des bulletins multiples, est présenté comme offrant des garanties techniques suffisantes.
Par ailleurs, l’institution électorale a tenu à préciser les limites du rôle des observateurs. Ces derniers ne peuvent ni interférer dans les opérations électorales, ni questionner de manière orientée les membres des bureaux de vote, encore moins intervenir lors du dépouillement ou de la centralisation des résultats. Leur mission consiste exclusivement à observer, documenter et produire des rapports destinés aux structures qui les ont mandatés.
Sur le plan des garanties, la DGE affirme que les conditions d’un scrutin équitable sont réunies. Tous les candidats auraient bénéficié d’un accès équilibré aux médias, de la liberté de mener campagne sur l’ensemble du territoire et d’une représentation effective dans les bureaux de vote. Les assesseurs siégeant au sein des commissions administratives de centralisation ont, selon la DGE, été désignés à l’issue d’un tirage au sort conduit de manière transparente, en présence des représentants des candidats et d’auxiliaires de justice.
À travers cette démarche, la Direction générale des élections entend consolider la confiance des acteurs électoraux et de l’opinion publique, en jetant les bases d’un scrutin qu’elle veut serein, crédible et conforme aux exigences démocratiques.
