L’action publique est nécessaire pour la protection du patrimoine national culturel Guinéen

En cette ère de mondialisation galopante, où les identités nationales se trouvent parfois menacées par l’uniformisation culturelle, il devient impératif de préserver ce qui fait la richesse et la singularité de chaque nation. La Guinée, avec son patrimoine culturel diversifié et riche, ne fait pas exception à cette règle. Des danses traditionnelles envoûtantes aux pagnes aux motifs ancestraux, en passant par des rites millénaires, notre patrimoine est non seulement le reflet de notre histoire collective, mais aussi un pilier essentiel de notre identité nationale.

Pourtant, une question cruciale se pose : est-ce que l’État guinéen a véritablement pris les mesures nécessaires pour protéger notre précieux patrimoine culturel ? Avons-nous songé à suivre l’exemple d’autres nations africaines qui ont su valoriser et protéger leurs traditions uniques ?

Prenons exemple sur nos voisins ivoiriens. Récemment, la Côte d’Ivoire a pris une décision audacieuse en protégeant l’appellation « attiéké ». Désormais, seules les semoules de manioc produites selon des normes spécifiques en Côte d’Ivoire peuvent être commercialisées sous ce nom prestigieux. Cette mesure vise à garantir la qualité et l’authenticité de ce produit emblématique de leur culture.

En Guinée, un tel engagement en faveur de notre patrimoine culturel serait non seulement louable mais également stratégique. Protéger nos danses, nos costumes traditionnels et nos cérémonies ancestrales ne concerne pas uniquement les artisans et les artistes, mais toute la nation guinéenne. C’est un héritage que nous devons préserver pour les générations futures, car il représente notre identité profonde et notre contribution unique à la diversité culturelle mondiale.

C’est pourquoi nous lançons un appel pressant au ministère de la Culture et aux autorités compétentes : la protection et la promotion de notre patrimoine culturel doivent devenir une priorité nationale. Il est essentiel de prendre des mesures concrètes, telles que l’enregistrement de marques collectives auprès des instances appropriées, pour garantir que nos traditions ne soient ni diluées ni mal utilisées. Nous devons agir maintenant, avec détermination et vision, pour assurer que chaque aspect de notre patrimoine culturel soit préservé et célébré comme il se doit.

Protéger notre patrimoine culturel ne concerne pas seulement la préservation du passé, mais aussi la construction d’un avenir où la Guinée brille à travers sa diversité et son authenticité culturelle. C’est un appel à l’action publique que nous lançons aujourd’hui, un appel au bénéfice de chaque citoyen guinéen et de notre nation dans son ensemble.

BALDE Alamina
C. Diplomatique

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