Demi-satire : Salves d’obus sur un Colonel devenu Général !

Le Général Mamadi Doumbouya ferait mieux de quitter le pouvoir aux premières lueurs de 2025, parce que ça craint actuellement et tout est sur lui. De telle sorte que si un journaliste écrit aujourd’hui sur n’importe quel sujet, même la sécheresse au Sahel de l’AES loin là-bas, ou les difficiles mois de janvier et février, quelqu’un va trouver à parler de Mamadi Doumbouya. N’en parlons pas d’EDG, de la SEG ou de l’ARPT dont il faut quand même reconnaître que ce sont les trois secteurs les plus lamentablement gérés de cette Transition…

Mais une femme a giflé son enfant. Mamadi Doumbouya. Un soûlard est tombé en haute banlieue à côté d’un maquis. Mamadi Doumbouya. Les souris ont troué le sac de riz. Mamadi Doumbouya. La sauce pâte d’arachide du koro n’est pas assez cuite. Mamadi Doumbouya. Toussaint Haba n’a pas pu attraper ses agoutis. Mamadi Doumbouya. Il a manqué du latchiri Kossan au baptême de l’enfant de koto. Mamadi Doumbouya. Le Diakanké a piqué la femme de son voisin. Mamadi Doumbouya. Apparemment l’obsession ne fatigue pas l’obsédé…

Mon frère, mon Général, tu vas pas faire vite, même s’il faut bricoler un peu, et partir au soir de 2024, selon l’accord dynamique (tiens, pourquoi « dynamique » ?) signé avec la CEDEAO et la déclaration qui n’engage que lui du ministre porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, selon laquelle tu ne feras pas un jour de plus au terme des 24 mois ? Quitte à revenir après comme ATT ?

Ou bien tu n’es pas fatigué d’être la cible de tout ce monde, de ces salves d’obus disparates ?! Faut partir à date, Fanta Gbè a besoin de toi sans séquelles d’AVC ou de légions ulcériques. Laisse à un autre le plaisir de subir le courroux incessant de la populace. De toutes les façons, qui que soit le messie qui viendra au pouvoir, tant que ce n’est pas leur gourou, ils ne cesseront pas de trépigner, rouspéter, manifester, marcher et hurler pour un rien. Demande à l’autre, il t’en contera des scènes. Ayiwa, va-t-en maintenant et laisse leur pouvoir, peut-être arriveront-ils finalement à le décrocher. Pour enfin la paix, leur paix, dans ce pays.

Signé Abdoulaye Sankara

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