À la veille du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc, une annonce majeure est venue bouleverser le paysage du football africain. Le président de la Confédération africaine de football (CAF), le Sud-Africain Patrice Motsepe, a révélé que la CAN se jouera désormais tous les quatre ans à partir de 2028, contre un rythme biennal jusqu’ici.
Cette décision, qualifiée par certains de véritable révolution, vise à harmoniser le calendrier africain avec celui du football mondial, de plus en plus saturé par la multiplication des compétitions internationales et interclubs. Ce changement de cap suscite cependant de nombreuses interrogations et critiques au sein de la famille du football africain.
Pour compenser l’espacement de la CAN, la CAF prévoit la création d’une nouvelle compétition annuelle, inspirée de la Ligue des nations de l’UEFA, mais adaptée aux réalités du continent africain. Cette épreuve devrait voir le jour à partir de 2029.
L’annonce a pris de court de nombreux acteurs présents au Maroc pour cette CAN 2025. Parmi les premières réactions, celle du sélectionneur belge du Mali, Tom Saintfiet, n’est pas passée inaperçue. Le technicien a ouvertement critiqué la décision, mettant en cause la CAF et soupçonnant la FIFA d’avoir influencé ce changement stratégique.
Entre volonté de modernisation et crainte d’un affaiblissement de la compétition reine du continent, la décision de la CAF divise et relance le débat sur la place et le respect du football africain dans la gouvernance mondiale du sport.
Mohamed Milla Camara
